LA NAVETTE SUR LA VOIE ROYALE, CET ÉTÉ

TOURISME Grâce à une mise en service plus longue, la navette a vu sa

fréquentation bondir cette saison

Voilà un service dont le succès ne se dément pas. Quatre ans après son lancement par l’association des commerçants Avenir Sarlat, la navette est en plein boom. Saison après saison – elle n’est en service qu’en période estivale, quand la ville est exsangue avec la fréquentation touristique – elle entre un peu plus dans les mœurs. Les touristes, mais aussi les Sarladais qui en ont assez d’arriver la tête la première dans les bouchons de l’avenue Aristide-Briand, l’empruntent un peu plus nombreux chaque année.

Les chiffres en attestent : cet été, quelque 8 000 passagers sont montés à bord d’un des bus conduits par les chauffeurs de Périgord voyages. En 2016, ils n’étaient que 4 895. « Il y a eu une semaine de plus par rapport à l’an dernier, tempère Sandra Roche. Mais c’est une forte hausse », se satisfait l’employée de l’association, en charge du service de transport.

 

Entrée dans les mœurs

En 2016, la navette était en service du 15 juillet au 20 août. Cette année, grâce à la rentrée des classes placée en début de semaine (lundi 4 septembre),l’association des commerçants de Sarlat a pu élargir sa fenêtre en la rendant accessible au public entre le 12 juillet et le 26 août. « On a eu raison. Cette semaine il y a encore du monde à Sarlat », se réjouit Sandra Roche. La réussite de la navette

Avenir Sarlat est dopée par la fréquentation de la cité, très importante en cette fin de saison.

« Elle fonctionne bien quand c’est le trop plein à Sarlat. Je ne sais pas si la fréquentation est en hausse en ville, mais [la navette] entre dans les esprits»,

juge la membre de l’association. Sans surprise, les pics de billetterie ont été enregistrés les jours de

marché, les mercredis et samedis, avec une mention spéciale pour le mercredi 16 août et ses 732 passagers. De fait Sandra Roche a fait tourner deux bus simultanément tous les mercredis et samedis entre le 2 et le 19 août. Au lieu d’un bus au départ du lycée Pré-de-Cordy toutes les demi-heures, deux engins se sont relayés à 15 minutes d’intervalle. Un coût journalier certain –plus de chauffeurs ont dû être mobilisés– mais surtout rapidement rentabilisé.

 

Finances excédentaires

Car, qui dit meilleure fréquentation dit meilleures rentrées de liquidités pour l’association. En ôtant les coûts de création des plaquettes et autres signalétiques, ainsi que les salaires des deux employées embauchées spécialement pour gérer le flux de passagers, le fonctionnement de la navette s’avère « largement excédentaire », assure Sandra Roche. « L’année dernière on était en déficit », ajoute-t-elle.

Avenir Sarlat ne compte pas s’arrêter en si bon chemin. Et mise sur une publicité revue, plus « parlante», avec des panneaux d’indication placés en bord de route « plus grands »

et plus « impactant » pour faire encore mieux en 2018. Le pariest pris.

 

ÉMILIEN GOMEZ

sec.sarlat@sudouest.fr